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Voici une liste des portes de Metz, qui ont permis au fil des siècles de rentrer et sortir de la cité fortifiée lorsqu'elle disposait de remparts. Certaines sont encore présentes de nos jours dans la ville.
En 1771, dans le Dictionnaire universel de la France, du cartographe lorrain Mathias Robert de Hesseln, seulement 7 portes sont citées. « On entre dans Metz par sept portes ; savoir, la porte des Allemands, la porte Mazelle, la porte S. Thibault, la porte du pont des Morts, autrement appelée la porte de France, la porte de Thionville, la porte Chambrière & la porte de Saulcy. Plusieurs de ces portes ou pont-levis sont répétés deux, trois & même quatre fois ; les unes ont une double porte de bois & les autres plusieurs ponts-levis, suivant les différents ouvrages de fortifications qui les défendent. »
Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, de nouvelles portes sont ouvertes dans les nouveaux remparts en double couronne. La quasi totalité des portes seront détruites lors des grands travaux de l'annexion à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par les Allemands qui arasent les remparts et comblent les douves des fossés et une partie de la Seille. Des remparts, seule la Porte des Allemands subsiste au début du XXe siècle, la Porte Serpenoise étant un arc de triomphe issu d'un ancien tunnel à deux portes.
Porte du Secours (sortie sud de la Citadelle de Metz pour rejoindre le bastion, qui comme son nom l'indique était une issue de secours en cas d'attaque), sur certains plans nommée aussi Porte de la Citadelle étant la deuxième porte dans les murs de la fortification, elle devient l'unique Porte de la Citadelle après la destruction de la Citadelle en 1816. Elle se trouvait sur l'actuel pont Déroulède. Rasée avec l'arasement des remparts en 1901. Un « portique » est aussi détruit en 1905[8].
Porte Saint-Louis ou Porte d'Enfer, porte située dans l'avancement de la Citadelle du côté de la Moselle, derrière le Magasin à poudre, et qui permet de rejoindre la Vieille Mozelle (bras mort de la Moselle) par la deuxième enceinte. Peut-être construite au XIIIe siècle, détruite avec la fortification, sans doute vers 1816[réf. souhaitée]. Inexistante sur les plans de 1858[Note 2].
Porte Saint-Thiebault (Theobaldstor pendant l'annexion [6]), avec un pont-levis à bras et contrepoids [11], sur l'actuel Rempart St-Thiébault (du XIIIe siècle à 1739, déplacée sur le rempart de l'actuelle avenue Foch jusqu'en 1909, elle sera la dernière détruite lors des travaux de l'annexion pour former l'avenue Foch[12] après avoir été sauvée par le conseil municipal en 1902 pour sa beauté architecturale en arc de triomphe), à l'emplacement de l'actuel n°38. La première porte est fortifiée en 1480 puis sous Louis XIII reçoit un portail monumental sculpté par Jean Richier [5]. Elle est démolie en 1739 par Belle-Isle. La plus récente, restaurée en 1844[8], a été érigée en 1740 par Louis de Cormontaigne. Louis XV y passe en 1744. Le portail y est réinstallé, couplé à un pont-levis. Anciennement nommée Porte des Arènes, ou Porte du Midi entre 1793 et (potentiellement) 1805[11].
Porte des Allemands (Deutsches Thor/Deutsches Tor durant l'annexion) sur la Seille, vestige d'un château défensif construit à l'emplacement que l'on connaît encore. La porte est construite en 1230 côté ville avec deux tours rondes (reliée par une arcade en ogive en hauteur). Elle est doublée en 1445 avec la deuxième porte de l'autre côté de la Seille et ses deux tours rondes en créneaux construits par Henri de Ranconval[3]. La porte est restaurée en 1506[8] et améliorée en 1529. Une petite tourelle est ajoutée sur la première porte en 1550. Le château est détruit durant le Siège de Metz en 1552[6]. Le château est agrandi en 1674 un peu plus loin sur la rue du Général Ferrié[8] par une autre porte plus petite construite par Vauban. Les créneaux de la porte extérieure sont arasés. La porte sera ensuite restaurée entre 1859 et 1862 et les toits devenus plats des deux tours semi-rondes du XIIe siècle sont remplacés par des toits en poivrière. Le bâtiment d'octroi de style médiéval est ajouté en 1858, la porte est élargie en 1866 et le couronnement des créneaux côté ville date de 1891. En 1892, la « porte Vauban » qui était sur le rempart côté extérieur est démolie pour construire un nouveau pont (actuelle rue Henry de Ranconval) ouvert le 11 septembre. Au XVIe siècle les deux portes sont reliées par deux corps de bâtiment. Celui au nord, un cloître de style Renaissance, existe toujours. En face, l'hôtel est endommagé pendant la Libération en 1944 puis détruit en 1948[3]. La porte des Allemands est acquise par la ville en 1900 qui y installe un musée.
Porte du Saulcy, ou Porte de Saulcy, citée en 1771, dans le Dictionnaire universel de la France, du cartographe lorrain Mathias Robert de Hesseln, ou en 1872[15]. Située sur le rempart à l'emplacement qui deviendra la place du Saulcy. Elle est démontée en 1902 avec les remparts.
Attention, la Porte de la Madeleine, déplacée dans les remparts de la Seille encore visibles actuellement près des tours des corporations en 1980, n'est pas une porte de ville mais une porte d'un ancien asile.