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Hospice Saint-Nicolas
L'ancien hospice Saint-Nicolas de Metz est le plus vieil hôpital municipal de Metz, construit au XIe siècle (ou IXe siècle [Note 1]). Fermé depuis 1986, il hébergeait une antenne de l'ANPE jusqu'en 2009 dans le bâtiment principal situé sur la place Saint-Nicolas [1].
Gothique flamboyantPropriétaire:Société privéePatrimoine:Inscrit aux MH

Histoire
L'hospice est construit au Neufbourg, petite enclave entre le Champ à Seille et les anciens remparts de l'église Saint Martin, au XIe siècle (ou 816 [Note 1]) quand ce faubourg se développe. Avec l'élargissement du Vesigneul (place Saint Louis) vers le sud et le développement économique du Champ à Seille, le petit espace vide du Neufbourg est utilisé par les commerçants et l'enclave est inclus dans l'enceinte au XIIe siècle [2]. Grâce à l'évêque Bertram en 1192 et des dons des bourgeois [3], l'hôpital se développe. Des dépendances sont au Champ à Seille [4].
Plus ancien hôpital de Metz, il accueille pendant plusieurs siècles les malades, les femmes enceintes, les pèlerins, les pauvres et les enfants abandonnés [5] donnant une réputation de « Metz la charitable » à la ville. L'hospice est financé par des citoyens et la cité lui donne aussi des pouvoirs étendus, normalement réservés à l'évêque, comme le péages des ponts ou dès 1282, la taxe sur le meilleur habit des morts, qui financera le moyen et le grand pont des Morts [5],[6]. Vers 1420, la place du Quarteau est donnée à l'hôpital Saint-Nicolas. C'est aussi cet hospice qui prélève la taxe du Quarteau pour la ville. Au fil des âges, l'hôpital aura des droits sur les mesures de blé, de sel, de bois ou de laines, mais aussi l'exclusivité de la fabrication et de la commercialisation de cervoise et d'hydromel [Note 1]. L'établissement possédait aussi des terres, des champs et des vignes qui lui permettaient d'avoir des rentrées d'argent pour s'occuper des malades. Les malades étaient soignés par des médecins stipendiés de la ville, dont François Rabelais de 1546 à 1547. Son annexe, la maison Saint-Ladre, en dehors de la ville, accueille de son côté les lépreux.
Le bourgeois Collignon de la Chieuvre a légué dans son testament, le 7 juillet 1458, des biens de l'hôpital Saint-Nicolas. Son nom est resté, et a donné la rue de la Chèvre. L'Hospital devient « Hôpital Général Saint-Nicolas » en 1677, géré par les sœurs de Saint-Vincent de Paul.
En 1728, l'hôpital Saint Jacques, situé place de la Grève, qui accueillait les pèlerins, est réuni à l'hospice. La place Mazelle est formée en 1739 sur les anciens fossés des remparts de Metz et le jardin de l'hôpital Saint-Nicolas.
La veille de Noël 1756, le Roi décide de supprimer l'abbaye du Petit-Clervaux, dont les biens sont unis à l'hôpital Saint-Nicolas [7]. Un peu plus loin, la Grange du Saint-Esprit, est devenu la propriété de l'hôpital en 1514.
L'Hôpital Général Saint-Nicolas est ensuite réuni aux « Hospices civils de Metz » avec l'Hôpital Notre Dame de Bon Secours au XIXe siècle. En 1870, il héberge des blessés de la guerre [Note 2]. Entre 1940 et 1944, grâce à Soeur Hélène, il hébèrge des centaines de prisonniers français évadés. En plus d'un service de maladie contagieuse qui existe depuis des siècles, et la gériatrie, l'hôpital accueille « un service de médecine générale, de la dermatologie et de la phtisiologie » [Note 1] après la guerre.
L'hospice est fermé en 1986 et reconverti en partie en habitations (« la résidence Saint Nicolas ») mais aussi en bureau, puis l'ANPE prend possession du bâtiment d'accueil jusqu'en 2009, date à laquelle le bâtiment est abandonné, et encore à ce jour en 2026. Une partie du bâtiment est cachée derrière des logements construits En Nicolairue.
Architecture
Un portail gothique flamboyant se trouve autour de la porte d'entrée sur la place Saint-Nicolas depuis 1514, seul vestige de l'hospice originel. Une grande salle gothique avec des colonnes se trouve au rez-de-chaussée. A l'arrière, une cour avec un jardin et un escalier ouvert à l'italienne du début du XVIIe siècle. L'étage du bâtiment d'entrée est lui rénové au début des années 90 pour en faire des bureaux. Au fond de la cour, une chapelle avec une tour de l'horloge et une niche où se trouve une statue de Saint Nicolas [8].
Juste à côté du portail sur le bâtiment d'entrée, à l'extérieur, une fontaine monumentale en fer à cheval, surmontée d'une terrasse, alimentée par les eaux du Sablon, date de 1739 et a été inscrit aux monuments historiques en 1929. Elle renferme la statue de Notre-Dame des prisonniers depuis 1948, en souvenir de sœur Hélène Studler, une religieuse qui s'occupait de prisonniers de guerre à Metz dès 1940 et dont le réseau a permis à de nombreux soldats de s'évader durant la Seconde Guerre mondiale. Elle travaillait dans l'hôpital Saint-Nicolas jusqu'en 1914 puis est revenu en 1918, jusqu'à sa mort en 1944.
Références
- ↑ (fr) CHERY, Marie-Odile, « Du neuf pour l’ancien hospice Saint-Nicolas » sur Républicain Lorrain (consulté le 11 février 2024)
- ↑ (fr) MARTIN Jean, Metz histoire & architecture, Metz : Editions Serpenoise, 1995 (ISBN 2876922231)
- ↑ (fr) TRAPP Julien, L’imprenable Metz, Metz : Historia Metensis, 2017 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) WILWERT Thomas, « Savez-vous ce qu’est la Xippe ? » sur Républicain Lorrain (consulté le 22 janvier 2025)
- ↑ 5,0 et 5,1 (fr) BASTIEN René, BECKER Albin, Metz mémoire, Saint-Étienne : Edi Loire, 1996 (ISBN 2-84084-041-3)
- ↑ (fr) BERRAR Jean-Claude, Memoire En Images : Metz Tome I, Saint-Cyr-sur-Loire : Editions Alan Sutton, 1996 (ISBN 2-84253-028-4)
- ↑ (fr) BELLARD, André, Adieux au Petit-Clairvaux, Metz : ACADEMIE DE METZ, Mémoires de Metz vol. 135/136 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) WIRTZ Gilles, « Bientôt du neuf dans le plus vieil hôpital de Metz » sur Républicain Lorrain (consulté le 29 mars 2026)

WikiMetz : Encyclopédie sur l'Histoire de Metz
