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Église Saint-Pierre aux Nonnains

L'église Saint-Pierre-aux-Nonnains est une ancienne palestre gallo-romaine devenue basilique [Note 1] civile romaine au IVe siècle, puis église au VIIe siècle [1],[2], désormais désacralisée et reconvertie en salle d'expositions et de spectacles.
Histoire

L'édifice, une maison romaine, est construite entre 370 et 400, et date probablement de 380 [2] ou 385 [1] lors de la construction de l'enceinte par les Romains pour se défendre des attaques barbares. Elle servait alors de basilique civile [3] ou de palestre (salle de gymnastique avant de passer dans les bains des thermes) des thermes de la ville dans un complexe inachevé à cet emplacement [4]. Des chantiers de fouilles dans les années 80 ont confirmé l'existence d'un quartier gallo-romain à cet emplacement datant du Ier siècle avant J-C [5]., avec un temple et un hypocauste qu'on retrouve jusqu'au IIe siècle.
Plus vieille église de France, Saint-Pierre-aux-Nonnains a pris son nom de l'ordre religieux qui y était installé lorsqu'elle est devenue un monastère au VIIe siècle, vers 610 ou 620.
Un cloître, dont on voit encore un arc et des pilastres, date du XVIe siècle. Dès 1556 et la construction de la Citadelle de Metz, l'église devient un entrepôt militaire jusqu'au début du XXe siècle et ajoute un étage [réf. souhaitée] avec de nouvelles ouvertures. On l'appelait alors « St-Pierre de la Citadelle ».
Classée monument historique en 1909, puis en 1932 pour les restes du cloître, le bâtiment est racheté par la ville à l'armée en 1946, restauré entre 1972 et 1988, pour devenir une salle de concerts et d'expositions.
Architecture

La façade présente une alternance de matériaux qui marquent les différentes périodes de construction et changement de fonctions (du palestre à l'église, puis entrepôt militaire) : la partie basse en brique et pierre est d'origine gallo-romaine. L'édifice est composé d'une nef rectangulaire de 34 x 18 mètres et haute de 20 mètres [6]. Une abside en calcaire blanc semi-circulaire à l'intérieur est pentagonale à l'extérieur. Au Xe siècle, grâce aux dons de l'empereur Othon, l'évêque Adalbéron entreprend une grosse modification de l'édifice en ajoutant trois nefs séparées par des arcades en plein cintre supportées par des piliers [4] (encore visibles sur les bas-côtés), et la création d'une avant-nef. Des voûtes gothiques en croisées d'ogive sont ajoutées au XVe siècle. Le cloître est du XVIe siècle et d'autres parties ont été restaurées au XXe siècle. En l'état, le bâtiment n'a jamais réellement existé tel qu'il est visible au XXI siècle.
Son chancel, conservé, est visible dans une pièce reproduisant la superficie de l'église, au Musée de La Cour d'Or.
Références
- ↑ 1,0 et 1,1 (fr) BASTIEN René, BECKER Albin, Metz mémoire, Saint-Étienne : Edi Loire, 1996 (ISBN 2-84084-041-3)
- ↑ 2,0 et 2,1 (fr) MARTIN L., Metz l'européenne années 1993-1994, Nancy : Alyse Editions, 1992 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) COLLOT Gérald, Histoire de Metz, Toulouse : 1986, Privat (ISBN 2-7089-4727-3)
- ↑ 4,0 et 4,1 (fr) MARTIN Jean, Metz histoire & architecture, Metz : Editions Serpenoise, 1995 (ISBN 2876922231)
- ↑ (fr) VIGNERON, Bernard, Metz antique, Sainte-Ruffine : Maisonneuve, 1986 (ISBN 978-2716001151)
- ↑ (fr) VILLE DE METZ, « Saint-Pierre-aux-Nonnains » sur metz.fr (consulté le 19 janvier 2025)
Bibliographie
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WikiMetz : Encyclopédie sur l'Histoire de Metz
