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« En Fournirue » : différence entre les versions
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{{Infobox Voie|Image= | {{Infobox Voie | ||
'''En Fournirue''' (aussi dénommée par les Messins '' | | Image = Fournirue bas.jpeg | ||
| Nom = En Fournirue | |||
| Section = [[2e section|2e]], [[3e section|3e]] et [[4e section|4e]] | |||
| Debut = [[Place des Paraiges]] | |||
| Denomination = Délibération municipale de 6 octobre [[1919]] | |||
| Fin = [[Place d'Armes Jacques-François Blondel]] | |||
| Quartier = [[Metz-Centre]] | |||
| Anciens = [[Fournelrue]], [[Forneirue]], [[Furnirue]], [[Fornirue]] et de nombreux dérivés, ''[[Golschmiedstrasse]]'' | |||
| Notable = [[Maison des Têtes]] | |||
}} | |||
'''En Fournirue''' (aussi dénommée par les Messins ''la Fournirue'') se situe à [[Metz-Centre]] et relie deux places centrales, coupant le [[cardo romain]] de la ville à l'ère gallo-romaine. Il est situé sur un tronçon du ''Decumanus Maximus''. | |||
== Histoire == | == Histoire == | ||
{{vide}} | {{vide}} | ||
=== Origines antiques de la voie romaine === | |||
Comme toutes les rues avec cette dénomination particulière à Metz, elle prend son origine sur l'ancien tracé gallo-romain, et son nom fait référence à l'activité principale de l'artère. A l'époque romaine, tronçon du ''Decumanus,'' la rue relie l'intérieur de la ville à la [[place du Change]] où se faisaient les affaires, et était considérée comme une des rues les plus commerçantes, devenant le centre de l'orfèvrerie messine mais aussi de toute la production de fourniers (hauberts, gorgières, haulmes lacés, lances, épées, étriers, selles, poitrails, croupières <ref name=":3">{{Ouvrage|langue=fr|auteur=DE BOUTEILLER, E.|titre=[https://archive.org/details/laguerredemetzen00boutuoft/page/n9/mode/2up La guerre de Metz en 1324]|ville=Paris|edition=Librairie Firmin-Didot|publication=1875}}</ref>). En [[1179]] elle est appelée [[Fournelrue]] puis [[Forneirue]] et [[Furnirue]] du [[XIIe siècle]] au [[XIVe siècle]]. On peut aussi trouver d'autres orthographes dès [[1235]] : [[Freneirue]], [[Furnerue]], [[Foneraw]], [[Frenieru]] et [[Celleyrue]] (?) qui seraient tous associés à la même racine <ref name=":2">{{Ouvrage/BERMémoire}}</ref>. Son nom actuel apparaît en [[1436]] ([[Fournirue]]) puis en [[1602]] (En Fournirue). | |||
=== Grand travaux d'urbanisations et annexions === | |||
Avant le milieu du [[XVIIIe siècle]], la rue est l'une des seules voies d'accès pour la [[Place d'Armes]]. Le haut de la rue est retravaillé lorsque le [[Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle|maréchal de Belle-Isle]] reconstruit et agrandit cette place ([[1754]]) et les bâtiments autour, dont l'[[Hôtel de Ville de Metz|Hôtel de Ville]], au milieu du [[XVIIIe siècle]]. La voie est abaissée de deux mètres pour rattraper les degrés de la place. | |||
[[Fichier:Fournirue haut princerie.jpeg|vignette|265x265px|La Fournirue depuis l'angle avec la [[rue de la Princerie]].]] | |||
Elle prendra le nom de [[rue Fournirue]] au retour à la France en [[1918]]. Le 6 octobre [[1919]], le conseil municipal retire le mot « rue » devant une liste de noms ([[En Chandellerue|Chandellerue]], [[En Chaplerue|Chaplerue]], Fournirue, [[En Jurue|Jurue]], [[En Nexirue|Nexirue]], [[En Vincentrue|Vincentrue]] et [[En Bonne Ruelle|Bonne Ruelle]]) et le remplace par « En » <ref group="Note"><small>Voir les [https://archives.metz.fr/4DCGI/Web_VoirLaNotice/03_06/1Dxzxd69/ILUMP14119 archives des délibérations du conseil municipal en 1919] sur les Archives municipales.</small></ref>. | |||
En [[1910]], le [[maire de Metz]] fait détruire un îlot de maison en bas de la Fournirue, pour prolonger le passage de la [[rue du Change]] vers la [[place des Paraiges]], comme le projet le prévoyait depuis [[1858]]. Le [[Tramway de Metz|tramway]] passera par cette rue pour remonter vers la [[place d'Armes]]. | |||
Durant la première annexion ([[1870]]-[[1918]]) puis la Seconde Guerre mondiale ([[1940]]-[[1944]]) elle devient ''[[Goldschmiedstrasse]]'' (littéralement rue des orfèvres). | |||
Jusqu'en [[1997]], cette route était une route considérée comme importante, sur l'ancienne voie romaine qui reliait selon les sources Paris ou Reims à Mayence ou Strasbourg. Sous l'empire, elle devient Route impériale 4 (1811-1824), puis route royale 3 (1824-1870), et finalement élevée {{M10a|type=Nationale|nom=N 3}}en [[1870]]. Mais le réseau routier est repris par les Allemands qui la transforment en ''Staatsstrasse Nr.15'' (1871-1918), avant de redevenir {{M10a|type=Nationale|nom=N 3}} (sauf durant la Seconde Guerre mondiale) jusqu'à la déviation de la route nationale par le [[boulevard du Pontiffroy]] et [[Ring|''ring'']] messin. | |||
=== Travaux du Centre Saint-Jacques et époque moderne === | |||
Entre [[1969]] et [[1976]], les travaux du nouveau [[Centre Saint Jacques]] transforment une partie de la rue puisque des bâtiments sont détruits et des rues disparaissent, dont la [[rue Cour de Ranzières]], l'[[impasse de Gobelcourt]] et une partie de la [[rue de la Chèvre]] qui aboutissaient sur la Fournirue <ref group="Note"><small>Voir le [[:Fichier:Plan situation 1955 Archives Municipales de Metz-2PC13651.jpg|plan de situation de 1955]].</small></ref>. En 1966, le conseil valide cependant la conservation des façades le long de la rue. Une trémie d'accès au nouveau parking, en bas de la rue, est ouverte en novembre 1976. La plupart des anciens accès de rues deviennent des entrées du centre commercial et la maison des Têtes est remontée au n°51 sur une placette d'entrée. | |||
[[Fichier:Fournirue haut.jpeg|gauche|vignette|260x260px|Vue depuis le haut de la Fournirue.]] | |||
== Origine des dénominations == | == Origine des dénominations == | ||
{{vide}} | {{vide}} | ||
=== Fournelrue, Fournirue === | === Fournelrue, En Fournirue, Forneirue, Furnirue, Fornirue, Freneirue, Furnerue, Foneraw, Frenieru === | ||
{{vide}} | En [[1179]] elle est appelée '''[[Fournelrue]]''' puis '''[[Forneirue]]''' et '''[[Furnirue]]''' du [[XIIe siècle]] au [[XIVe siècle]]. On peut aussi trouver d'autres orthographes dès [[1235]] : '''[[Freneirue]]''', '''[[Furnerue]]''', '''[[Foneraw]]''', '''[[Frenieru]]''' et '''[[Celleyrue]]''' (?) qui seraient tous associés à la même racine <ref name=":2" />. Son nom actuel apparaît en [[1436]] ('''[[Fournirue]]''') puis en [[1602]] ('''En Fournirue'''). Elle prendra le nom de [[rue Fournirue|'''rue Fournirue''']] au retour à la France en [[1918]]. Le 6 octobre [[1919]], le conseil municipal confirme son nom avec le préfixe En-. | ||
=== | |||
La rue possède un nom à la particularité messine (« En (affixe)-rue ») qui est, comme les autres, originaire de la corporation qui habitait la rue à l'époque antique. Cette rue possédait des fours pour fondre or et métaux chez les armuriers et orfèvres qui étaient présents tout du long <ref>{{Ouvrage/BASMémoire}}</ref>{{,}}<ref name=":3" />. L'étymologie proviendrait du latin « ''furnus'' » ou « ''fornus'' », qui signifie four. Cette thèse est défendue notamment par l'historien messin [[François-Michel Chabert]]. C'est celle préférée aussi par la ville de Metz sur ses panneaux historiques qui indiquent : « D'après les fours qui s'y trouvaient. » | |||
L'autre origine du nom provient des fourniers, très présents dans cette rue du [[XIe siècle|XIe]] au [[XIIIe siècle]]. « À la fin du Moyen Age, le bois entrait encore beaucoup dans la construction des maisons. Pour prévenir de tout risque d’incendie, l’usage des foyers domestiques était très réglementé et nécessitait des installations spécifiques que seuls les habitants de vastes demeures possédaient. Les autres devaient s’adresser aux fourniers », une corporation qui a donné son nom à la rue <ref>{{Ouvrage/WAGDico}}</ref>. | |||
Enfin, [[Jean-Julien Barbé]] estime que le nom provient du verbe « fournir » car la rue est depuis le Moyen Âge le centre commercial de la ville <ref name=":0">{{Ouvrage/BERMetz}}</ref>. | |||
=== ''Goldschmiedstrasse'' === | |||
{{vide}}'''''[[Goldschmiedstrasse]]''''' est le nom donné par les Allemands de [[1871]] à [[1918]] et [[1940]] à [[1944]]. Littéralement « Rue des Orfèvres ». | |||
Au milieu du [[XIXe siècle]], la rue accueillait de nombreux commerces d'armes, en plus de ses orfèvres et la rue était connue pour cette activité du [[XIVe siècle]] jusqu'à la Révolution, ce qui a donné l'idée aux Prussiens de changer le nom, laissant temporairement tomber dans l'oubli le nom historique lié aux fourniers. Au [[XVIIIe siècle]], il y en avait encore une quarantaine d'entre eux dans la rue <ref name="barbian" />. | |||
==Topographie de la voie== | |||
{{Vide}} | |||
{{#display_map:center=En Fournirue, Metz, France|zoom=17|geojson=En_Fournirue|fullscreen=on}} | |||
Jusqu'au 30 avril [[2022]], la rue était en sens unique ouverte aux voitures dans le sens montant. Ensuite, la rue est passée en sens unique ouverte aux voitures de la [[Place des Paraiges]] à la [[rue de la Petite Boucherie]], elle est ensuite piétonne et reste en sens unique montant vers la [[place d'Armes]], les samedis <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=METZ|url=https://metz.fr/actus/2022/220323_pietonnisation_en_fournirue.php|titre=Piétonnisation En Fournirue|site=metz.fr|consulté le=2 août 2025}}</ref>. Une mesure qui s'applique tous les jours en permanence à partir de septembre [[2022]] <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=LAGRANGE Lisa|url=https://c.republicain-lorrain.fr/environnement/2022/09/07/circulation-en-fournirue-est-desormais-fermee-en-permanence|titre=Circulation : En-Fournirue est désormais fermée en permanence|site=Républicain Lorrain|consulté le=1er août 2025}}</ref>. On y trouve également, sur sa partie accessible aux voitures, la rampe d'entrée et de sorties du [[parking Saint-Jacques]] au niveau de la [[place des Paraiges]]. | |||
=== Signalisations === | |||
En [[2022]], une plaque bleue standard de rue « En Fournirue » est positionnée sur un bâtiment à l'angle nord avec la [[place des Paraiges]]. Une autre lui fait face sur un bâtiment de l'angle de la [[rue Haute-Seille]]. Celle-ci est sous la forme des plaques du centre historique et ajoute une mention.<blockquote>'''EN''' | |||
'''FOURNIRUE''' | |||
D'après les fours qui s'y trouvaient</blockquote>Une autre plaque standard se trouve à l'angle avec la [[En Jurue|Jurue]], à l'angle de la [[rue Taison]] et de chaque côté de la rue du côté de la [[Place d'Armes Jacques-François Blondel]]. | |||
[[Fichier:Fournirue2.JPG|centré|sans_cadre|179x179px]] | |||
[[Fichier:Founirue1.JPG|centré|sans_cadre|179x179px]] | |||
=== Transports en commun === | |||
À date d'octobre [[2022]], il n'y a aucun arrêt de bus. | |||
Le [[Tramway de Metz|tramway]] passe par cette rue dès [[1875]] et restera en place jusqu'à la fin du réseau après la Seconde Guerre mondiale. | |||
== Bâtiments et monuments== | |||
{{vide}} | {{vide}} | ||
== | === La Maison des Têtes === | ||
Cette maison de type Renaissance <ref>{{Ouvrage/MARArchi}}</ref> a été construite en [[1529]]. Elle se trouvait avant dans une petite cour à l'arrière du n°33 de la Fournirue : on pouvait y accéder par le couloir du bâtiment à l'avant <ref name=":1">{{Lien web|langue=fr|auteur=KILLE Céline|url=https://www.republicain-lorrain.fr/culture-loisirs/2021/05/25/a-metz-la-maison-des-tetes-ouvre-un-etage-et-un-pan-de-son-histoire|titre=A Metz, la Maison des têtes ouvre un étage... et un pan de son histoire !|site=Républicain Lorrain|consulté le=8 septembre 2024}}</ref>. | |||
{{ | Sur cette maison, on peut y voir des sculptures représentant 5 têtes au-dessus des fenêtres du premier étage, représentant peut-être des bourgeois de la ville. Ces bustes ont été vendus à un américain en [[1913]] <ref name=":0" /> puis à Charles Munch, chef d'orchestre strasbourgeois pour sa résidence américaine <ref name=":1" />. A sa mort en [[1968]], ils sont rachetés par un antiquaire à Versailles et rachetés contre 60 000 francs par le [[Musée de La Cour d'Or]] en [[1973]] où ils sont exposés pour 4 d'entre eux. L'un d'eux est envoyé en [[1983]] au Museum of Fine Arts de Boston. Contrairement au reste de la maison, ces bustes ne sont pas classés aux [[Monuments historiques à Metz|monuments historiques]]. Ils ont été copiés à l'identique sur la façade. | ||
Dans un état délabré après la Seconde Guerre mondiale, la Maison des Têtes est vendue au [[Centre Saint-Jacques]] lors de la création de l'ensemble dans les années 70. Malgré l'opposition de l'association [[Renaissance du Vieux Metz]], le bâtiment est détruit et le centre décide de déplacer la façade en [[1974]] sur une nouvelle bâtisse au n°51, à l'angle avec l'ancienne [[rue Cour de Ranzières]] en bas de la Fournirue, en [[1976]]. D'ailleurs en face, c'est la façade du 22 [[rue de la Chèvre]] qui est remontée à la même période. | |||
Un tympan représentant une chasse au lion est placé au-dessus de la porte. Sur le nouveau bâtiment, une tourelle à gauche possède une entrée nommée « salon des Orfèvres » surmontée par un monogramme de [[1529]]. | |||
{{Lire plus|page=Maison des Têtes}} | |||
==Faits et anecdotes== | |||
{{vide}}[[Fichier:Congres.jpg|vignette|En [[1907]].]]{{Numéro|numero=2}} Au n°2, le Café Braun de Paul Braun en 1942 <ref group="Note"><small>Voir le [https://archives.metz.fr/4DCGI/Web_VoirLaNotice/03_06/2PC3548/ILUMP5183 permis de construire 2PC3548] des archives municipales.</small></ref>. « Pâtisserie Jean » en 2008 et 2025. | |||
Au début du [[XXe siècle]], notamment en [[1902]], le vendeur de tabac « Wilhelm-Ebenau » (pâtisserie « Jean » en [[2013]]) à l'angle de la [[En Fournirue|Fournirue]] (n°2) <ref name=":02" group="Note"><small>Photographies du début du [[XXe siècle]]. Voir notamment page 16 de l'ouvrage suivant </small>:{{Ouvrage/BERDébut}}</ref>{{,}}<ref name=":13" group="Note"><small>Photographies du début du [[XXe siècle]]. Voir notamment page 10 de l'ouvrage suivant </small>: {{Ouvrage/BARAntan}}</ref>. | |||
{{Numéro|numero=5}} La boutique pour chats « Chat Alors » en [[2010]] <ref name=":12">{{Ouvrage|langue=fr|auteur=XAVIER|titre=[https://issuu.com/francisramel/docs/graouilly Le Graouilly 2010-11]|ville=Metz|edition=Ville de Metz|publication=2010}}</ref>. | |||
{{Numéro|numero=6}} De [[1812]] à sa mort en [[1843]], l'opticien et photographe [[André François Belliéni]] est installé dans un atelier au n°6 <ref>{{Ouvrage |langue = fr |auteur = [[Académie nationale de Metz|ACADÉMIE NATIONALE DE METZ]] |titre = [http://www.archive.org/stream/mmoiresdelacadm10metzgoog/mmoiresdelacadm10metzgoog_djvu.txt Mémoires de l'Académie Nationale de Metz] |ville = Metz |edition = Imp. spéciale des voix lorraines|publication = 1850|ISBN = }} </ref>. L'atelier reste en place jusqu'en [[1872]]. Aujourd'hui, la rue passe du n°4 au n°8. La famille Belliéni, comme d'autres opticiens italiens, s'est installée dans cette rue dès [[1793]] <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=AURORA Blaise|url=https://www.image-est.fr/etapes-d-itineraire-maison-bellieni-1148-79-52-0.html|site=image-est.fr|consulté le=14 juillet 2023|titre=Maison Bellieni}}</ref> sous le nom « Schiavetti-Bellieni ». | |||
{{Numéro|numero=9}} Le magasin de manga « Yumeland » en [[2008]], [[2010]] <ref name=":12" /> ou [[2013]]. Précédemment, la « Galerie Chris ». | |||
{{Numéro|numero=11}} Sur des cartes promotionnelles du début du [[XXe siècle]] {{Référence souhaitée}} , la boutique de J. Sauliere au 1er étage, recouvreur et réparateur de parapluies. | |||
{{Numéro|numero=13}} En [[1907]], un bazar <ref name=":0" group="Note"><small>Voir la [https://www.wikimetz.fr/images/7/75/Congres.jpg photo de 1907].</small></ref>. D'au moins [[2008]] et jusqu'en [[2020]], le magasin de cadeaux « Kaysen ». Coiffeur Daniel Cruz en 2024. | |||
{{Numéro|numero=15}} En [[1907]], la papeterie J.N. Collignon et J. Hurlin <ref name=":0" group="Note" />{{,}}<ref name=":0" /> spécialisée en cartes postales. De [[2002]] à [[2018]], la boutique de modélisme « Speedway's ». En [[2020]], un magasin de vêtements « Monsieur Cam ». [[Albert Collignon]], fils d'Eugène Collignon, nait dans cette maison le 31 juillet [[1839]]. Au début du [[XXe siècle]], son commerce devient la maison Forissier. Le magasin de vêtements « Monsieur Cam » en 2024. | |||
{{Numéro|numero=16}} Au début du XXe siècle, la boucherie de René Fribourg <ref name=":0" />. | |||
{{Numéro|numero=17}} Le snack « Anatolie » en [[2008]], [[2010]] <ref name=":12" /> ou [[2020]]. | |||
{{Numéro|numero=17 bis}} Le magasin de confection Eric Bompard en 2008 et 2024. | |||
{{Numéro|numero=19}} Le magasin de vêtements Cotélac en 2008. Il ferme en 2016 puis c'est le bar et cave à vin « Vinodurum ». | |||
{{Numéro|numero=21}} Un local à déchet fermé inauguré en février [[2025]]. En 2008 et 2020, la boutique de mode « Les Apsara ». En 2024, « L'opticien ». | |||
{{Numéro|numero=23 bis}} Local vide en 2014 et 2015 puis « Vision plus » en 2016. « Le Parquet » en 2019 et 2020. « Les Comptoirs Thé Café » en 2024. | |||
A l'angle de la [[rue de Ladoucette]] en [[1920]] se trouvait le café-restaurant « André » <ref>{{Ouvrage/BUCCommerces}}</ref>. Longtemps « Café du Commerce », c'était le « Bar du Marché » dans les années 1950, puis « le Bombardier » au début des années 2000. Il quitte l'emplacement en [[2018]] <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=BELIN Catherine|url=https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2018/06/06/le-bar-le-bombardier-decolle-definitivement|titre=A Metz, le bar le Bombardier décolle définitivement|site=Républicain Lorrain|consulté le=22 janvier 2023}}</ref>. C'est une boutique « Comtesse du Barry » en [[2023]], depuis [[2018]]. | |||
{{Numéro|numero=28/30/32}} « Rhum Arrangé Métiss », boutique de liqueurs, en [[2024]]. Le bijoutier joaillier Ehmann en 2018. Il ferme pendant le covid en 2020. | |||
{{Numéro|numero=29}} En [[2010]] et 2020, la sandwicherie « Made in France » <ref name=":12" />. Sushi Show en 2024. | |||
{{Numéro|numero=31}} Boutique située dans le [[Centre Saint Jacques]], « Rousselle Orthopédie » en 2024. | |||
{{Numéro|numero=33}} Mademoiselle Michel donne à la ville l'immeuble [[Délibérations du conseil municipal (1945)|en 1945]]. Un bâtiment annexe situé dans la cour est détruit. | |||
{{Numéro|numero=36}} La poissonnerie Nordsee faisait l'angle avec la [[rue Taison]] au début du [[XXe siècle|XXe siècl]]<nowiki/>e. Dans les années 1950, c'est un vendeur de disques de musiques. En [[2008]], c'était un magasin de piercing. Le magasin est caractéristique par une fenêtre au deuxième étage orientée dans l'angle du mur, inscrite aux [[Monuments historiques à Metz|monuments historiques]] depuis [[1930]]. La boutique de piercing et tatouage Etr'ange en [[2010]] <ref name=":12" />. | |||
{{Numéro|numero=38/40}} Vers [[1918]] « Le Point Central » (on y trouve en 2008 et [[2020]] un magasin « Optical Center »). Maison natale du général [[Henri-Joseph Paixhans]], le 22 janvier [[1783]]. La façade a été transformée au courant du [[XXe siècle]] <ref name=":0" />. | |||
{{Numéro|numero=42}} Vers [[1918]], on trouvait la boutique d'A. Michy. En 2008 et 2014 c'est le boulanger Fort. En 2015 et 2017, le confiseur K & C. En [[2020]] un restaurant vietnamien « Pho Viet Nam ». Le local est vide en 2024. | |||
{{Numéro|numero=44/46/48/48bis}} En [[1997]], le magasin « Le Forum », le marchand d'instruments « Europa Musique » en [[2011]] et [[2023]] sur la droite, Bierstub sur la gauche en [[2020]]. La quincaillerie Furderer & Cie au début du [[XXe siècle]] (sur toute la largeur du grand immeuble, alors sis au 44/46/48/48bis <ref name=":2" group="Note"><small>Voir le [https://archives.metz.fr/4DCGI/Web_VoirLaNotice/03_06/2PC3623/ILUMP15062 permis de construire 2PC3623] des archives municipales.</small></ref> en [[1911]]) <ref name=":0" />. Le magasin « Crozatier Meubles » au 42/44 (numérotation actuelle) en [[1976]] <ref name=":1" group="Note"><small>Voir l'image [https://archives.metz.fr/4DCGI/Web_VoirLaNotice/03_06/2PC13663/ILUMP26796 2PC13663] des archives municipales.</small></ref>. Au début du [[XXe siècle]], la « maison Sérot, Jules Weber successeur » au 44/46/48/48bis <ref name=":2" />. | |||
En [[1947]] et [[1948]], la quincaillerie « anciens établissements Jules Weber » <ref name=":2" group="Note" />, spécialiste du ménage, chauffage et lustrerie. | |||
L'opticien « Hans Anders » déménage vers le [[Centre Saint-Jacques]] en [[2017]] <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=REPUBLICAIN LORRAIN|url=https://c.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2017/05/13/commerces-les-ouvertures-et-els-fermetures-a-metz|titre=Commerces : les ouvertures... et les fermetures à Metz|site=republicain-lorrain.fr|consulté le=22 mars 2025}}</ref>. | |||
{{Numéro|numero=45}} Le restaurant chinois « La Jonque d'Or » en [[2008]] <ref>{{Ouvrage|langue=fr|titre=[https://metz.fr/mag/pdf/2008/0803.pdf Les restaurants Messins] (sic.)|ville=Metz|edition=Metz Magazine 331|publication=2008|auteur=METZ MAGAZINE}}</ref>, [[2010]] <ref name=":12" /> ou [[2020]]. | |||
{{Numéro|numero=50}} Le « Piccadilly » en [[1976]] <ref name=":1" group="Note" /> . Abandonné en [[2018]], le magasin laisse apparaître l'ancien nom du Piccadilly sur sa devanture en bois. Magasin abandonné en [[2016]]. « Le Turfu » fin [[2016]] et jusqu'en janvier [[2017]]. En [[2015]], le coiffeur « Esprit Coiffeur Tradition ». | |||
{{Numéro|numero=51}} Un restaurant ouvre dans la Maison des Têtes le 17 novembre [[1976]] avec le chef Marcel Le Faou. La cuisine est reprise en [[1977]] par Jean-François Revel, puis le restaurant est repris par Mme Petitmangin dans les années [[1980]], M. Romain en [[1993]] et Arnaud Humbert en [[1997]]. De [[2003]] à [[2010]] <ref name=":12" /> c'est le restaurant chinois « Le Tricotin ». Depuis c'est le « Paradis d'Asie ». L'ancienne [[Maison des Têtes]] du 33 remontée en 1976 ici est inscrite en [[1929]] aux [[Monuments historiques à Metz|monuments historiques]]. | |||
[[Fichier:PfaffFournirue1982.jpg|vignette|Le magasin au 54/56/58.]] | |||
{{Numéro|numero=52}} Le magasin de figurines et de jeux Warhammer « Games Workshop » en [[2008]], [[2010]] <ref name=":12" /> ou [[2017]]. Il change de nom pour devenir « Warhammer » en [[2018]]. | |||
{{Numéro|numero=54/56/58}} Le magasin d'objets pour la maison, dont « Pfaff », de Martin Decker & cie en [[1982]] <ref group="Note"><small>Voir [[:Fichier:PfaffFournirue1982.jpg|cette image]].</small></ref>. « The Phone Service » au 58 en [[2020]], le magasin de vêtements « Record » au 56. Le 54 est une entrée d'habitation. Une maison du 3e âge est construit dans le bloc compris entre la [[rue Taison]] et la [[En Jurue|Jurue]] en [[1976]] <ref name=":1" group="Note" /> et un accès est percé dans la façade avec un porche au 54. | |||
{{Numéro|numero=60}} La façade sur rue est inscrite aux [[Monuments historiques à Metz|monuments historiques]] depuis [[1929]]. Avec des balcons en fer forgé et des sculptures aux fenêtres, entre au moins [[2008]] et [[2020]], c'est une boutique d'habillement « Europa Stock ». | |||
{{Numéro|numero=63 bis}} La façade du 63, où se trouve la pharmacie Losson, a été classé aux [[Monuments historiques à Metz|monuments historiques]] en [[1975]], définie dans le document comme la façade du 1 [[rue de la Chèvre]]. La pharmacie est présente depuis au moins le début des années 1970 <ref name=":3" group="Note"><small>Voir [[:Fichier:LossonParaiges1970.jpg|l'image suivante]].</small></ref>. | |||
{{Numéro|numero=68}} Au début du [[XXe siècle]], la maison Muller, un magasin de cycles fondé en [[1859]] <ref name=":0" />. | |||
{{Numéro|numero=70}} Dans le magasin à l'angle avec [[En Jurue|la Jurue]], le magasin de mode « Au Bonheur des Dames » à la fin des années 40 <ref>{{Ouvrage/FAUNostalgie}}</ref> ou en [[1950]] <ref group="Note">{{AM|cote=1Fi150}}</ref>. Le magasin de lunettes « Superlunettes » en [[2020]]. | |||
{{Numéro|numero=72}} Le bar à vins « Café Mathis » en [[2008]], [[2010]] <ref name=":12" /> et [[2011]]. La pizzeria « Ciao Bella » en [[2013]]. La pizzeria « Carissimi » en [[2014]]. En [[2018]], la belle devanture en bois qui datait du Café Mathis est modifiée et repeinte en noire. La pizzeria est toujours là en [[2020]]. | |||
{{Numéro|numero=76}} « Cinebank », un comptoir de location de DVD en [[2008]] ou [[2010]] <ref name=":12" />. Il ferme vers [[2011]] et son entrée est condamnée mais reste visible encore en [[2020]] et 2024. | |||
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=== Notes === | ===Notes=== | ||
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== Bibliographie == | ==Bibliographie== | ||
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En Fournirue (aussi dénommée par les Messins la Fournirue) se situe à Metz-Centre et relie deux places centrales, coupant le cardo romain de la ville à l'ère gallo-romaine. Il est situé sur un tronçon du Decumanus Maximus.
Histoire
Origines antiques de la voie romaine
Comme toutes les rues avec cette dénomination particulière à Metz, elle prend son origine sur l'ancien tracé gallo-romain, et son nom fait référence à l'activité principale de l'artère. A l'époque romaine, tronçon du Decumanus, la rue relie l'intérieur de la ville à la place du Change où se faisaient les affaires, et était considérée comme une des rues les plus commerçantes, devenant le centre de l'orfèvrerie messine mais aussi de toute la production de fourniers (hauberts, gorgières, haulmes lacés, lances, épées, étriers, selles, poitrails, croupières [1]). En 1179 elle est appelée Fournelrue puis Forneirue et Furnirue du XIIe siècle au XIVe siècle. On peut aussi trouver d'autres orthographes dès 1235 : Freneirue, Furnerue, Foneraw, Frenieru et Celleyrue (?) qui seraient tous associés à la même racine [2]. Son nom actuel apparaît en 1436 (Fournirue) puis en 1602 (En Fournirue).
Grand travaux d'urbanisations et annexions
Avant le milieu du XVIIIe siècle, la rue est l'une des seules voies d'accès pour la Place d'Armes. Le haut de la rue est retravaillé lorsque le maréchal de Belle-Isle reconstruit et agrandit cette place (1754) et les bâtiments autour, dont l'Hôtel de Ville, au milieu du XVIIIe siècle. La voie est abaissée de deux mètres pour rattraper les degrés de la place.

Elle prendra le nom de rue Fournirue au retour à la France en 1918. Le 6 octobre 1919, le conseil municipal retire le mot « rue » devant une liste de noms (Chandellerue, Chaplerue, Fournirue, Jurue, Nexirue, Vincentrue et Bonne Ruelle) et le remplace par « En » [Note 1].
En 1910, le maire de Metz fait détruire un îlot de maison en bas de la Fournirue, pour prolonger le passage de la rue du Change vers la place des Paraiges, comme le projet le prévoyait depuis 1858. Le tramway passera par cette rue pour remonter vers la place d'Armes.
Durant la première annexion (1870-1918) puis la Seconde Guerre mondiale (1940-1944) elle devient Goldschmiedstrasse (littéralement rue des orfèvres).
Jusqu'en 1997, cette route était une route considérée comme importante, sur l'ancienne voie romaine qui reliait selon les sources Paris ou Reims à Mayence ou Strasbourg. Sous l'empire, elle devient Route impériale 4 (1811-1824), puis route royale 3 (1824-1870), et finalement élevée N 3 en 1870. Mais le réseau routier est repris par les Allemands qui la transforment en Staatsstrasse Nr.15 (1871-1918), avant de redevenir N 3 (sauf durant la Seconde Guerre mondiale) jusqu'à la déviation de la route nationale par le boulevard du Pontiffroy et ring messin.
Travaux du Centre Saint-Jacques et époque moderne
Entre 1969 et 1976, les travaux du nouveau Centre Saint Jacques transforment une partie de la rue puisque des bâtiments sont détruits et des rues disparaissent, dont la rue Cour de Ranzières, l'impasse de Gobelcourt et une partie de la rue de la Chèvre qui aboutissaient sur la Fournirue [Note 2]. En 1966, le conseil valide cependant la conservation des façades le long de la rue. Une trémie d'accès au nouveau parking, en bas de la rue, est ouverte en novembre 1976. La plupart des anciens accès de rues deviennent des entrées du centre commercial et la maison des Têtes est remontée au n°51 sur une placette d'entrée.

Origine des dénominations
Fournelrue, En Fournirue, Forneirue, Furnirue, Fornirue, Freneirue, Furnerue, Foneraw, Frenieru
En 1179 elle est appelée Fournelrue puis Forneirue et Furnirue du XIIe siècle au XIVe siècle. On peut aussi trouver d'autres orthographes dès 1235 : Freneirue, Furnerue, Foneraw, Frenieru et Celleyrue (?) qui seraient tous associés à la même racine [2]. Son nom actuel apparaît en 1436 (Fournirue) puis en 1602 (En Fournirue). Elle prendra le nom de rue Fournirue au retour à la France en 1918. Le 6 octobre 1919, le conseil municipal confirme son nom avec le préfixe En-.
La rue possède un nom à la particularité messine (« En (affixe)-rue ») qui est, comme les autres, originaire de la corporation qui habitait la rue à l'époque antique. Cette rue possédait des fours pour fondre or et métaux chez les armuriers et orfèvres qui étaient présents tout du long [3],[1]. L'étymologie proviendrait du latin « furnus » ou « fornus », qui signifie four. Cette thèse est défendue notamment par l'historien messin François-Michel Chabert. C'est celle préférée aussi par la ville de Metz sur ses panneaux historiques qui indiquent : « D'après les fours qui s'y trouvaient. »
L'autre origine du nom provient des fourniers, très présents dans cette rue du XIe au XIIIe siècle. « À la fin du Moyen Age, le bois entrait encore beaucoup dans la construction des maisons. Pour prévenir de tout risque d’incendie, l’usage des foyers domestiques était très réglementé et nécessitait des installations spécifiques que seuls les habitants de vastes demeures possédaient. Les autres devaient s’adresser aux fourniers », une corporation qui a donné son nom à la rue [4].
Enfin, Jean-Julien Barbé estime que le nom provient du verbe « fournir » car la rue est depuis le Moyen Âge le centre commercial de la ville [5].
Goldschmiedstrasse
Goldschmiedstrasse est le nom donné par les Allemands de 1871 à 1918 et 1940 à 1944. Littéralement « Rue des Orfèvres ».
Au milieu du XIXe siècle, la rue accueillait de nombreux commerces d'armes, en plus de ses orfèvres et la rue était connue pour cette activité du XIVe siècle jusqu'à la Révolution, ce qui a donné l'idée aux Prussiens de changer le nom, laissant temporairement tomber dans l'oubli le nom historique lié aux fourniers. Au XVIIIe siècle, il y en avait encore une quarantaine d'entre eux dans la rue [6].
Topographie de la voie
Jusqu'au 30 avril 2022, la rue était en sens unique ouverte aux voitures dans le sens montant. Ensuite, la rue est passée en sens unique ouverte aux voitures de la Place des Paraiges à la rue de la Petite Boucherie, elle est ensuite piétonne et reste en sens unique montant vers la place d'Armes, les samedis [7]. Une mesure qui s'applique tous les jours en permanence à partir de septembre 2022 [8]. On y trouve également, sur sa partie accessible aux voitures, la rampe d'entrée et de sorties du parking Saint-Jacques au niveau de la place des Paraiges.
Signalisations
En 2022, une plaque bleue standard de rue « En Fournirue » est positionnée sur un bâtiment à l'angle nord avec la place des Paraiges. Une autre lui fait face sur un bâtiment de l'angle de la rue Haute-Seille. Celle-ci est sous la forme des plaques du centre historique et ajoute une mention.
EN
FOURNIRUE
D'après les fours qui s'y trouvaient
Une autre plaque standard se trouve à l'angle avec la Jurue, à l'angle de la rue Taison et de chaque côté de la rue du côté de la Place d'Armes Jacques-François Blondel.
Transports en commun
À date d'octobre 2022, il n'y a aucun arrêt de bus.
Le tramway passe par cette rue dès 1875 et restera en place jusqu'à la fin du réseau après la Seconde Guerre mondiale.
Bâtiments et monuments
La Maison des Têtes
Cette maison de type Renaissance [9] a été construite en 1529. Elle se trouvait avant dans une petite cour à l'arrière du n°33 de la Fournirue : on pouvait y accéder par le couloir du bâtiment à l'avant [10].
Sur cette maison, on peut y voir des sculptures représentant 5 têtes au-dessus des fenêtres du premier étage, représentant peut-être des bourgeois de la ville. Ces bustes ont été vendus à un américain en 1913 [5] puis à Charles Munch, chef d'orchestre strasbourgeois pour sa résidence américaine [10]. A sa mort en 1968, ils sont rachetés par un antiquaire à Versailles et rachetés contre 60 000 francs par le Musée de La Cour d'Or en 1973 où ils sont exposés pour 4 d'entre eux. L'un d'eux est envoyé en 1983 au Museum of Fine Arts de Boston. Contrairement au reste de la maison, ces bustes ne sont pas classés aux monuments historiques. Ils ont été copiés à l'identique sur la façade.
Dans un état délabré après la Seconde Guerre mondiale, la Maison des Têtes est vendue au Centre Saint-Jacques lors de la création de l'ensemble dans les années 70. Malgré l'opposition de l'association Renaissance du Vieux Metz, le bâtiment est détruit et le centre décide de déplacer la façade en 1974 sur une nouvelle bâtisse au n°51, à l'angle avec l'ancienne rue Cour de Ranzières en bas de la Fournirue, en 1976. D'ailleurs en face, c'est la façade du 22 rue de la Chèvre qui est remontée à la même période.
Un tympan représentant une chasse au lion est placé au-dessus de la porte. Sur le nouveau bâtiment, une tourelle à gauche possède une entrée nommée « salon des Orfèvres » surmontée par un monogramme de 1529.
Faits et anecdotes

2 Au n°2, le Café Braun de Paul Braun en 1942 [Note 3]. « Pâtisserie Jean » en 2008 et 2025.
Au début du XXe siècle, notamment en 1902, le vendeur de tabac « Wilhelm-Ebenau » (pâtisserie « Jean » en 2013) à l'angle de la Fournirue (n°2) [Note 4],[Note 5].
5 La boutique pour chats « Chat Alors » en 2010 [11].
6 De 1812 à sa mort en 1843, l'opticien et photographe André François Belliéni est installé dans un atelier au n°6 [12]. L'atelier reste en place jusqu'en 1872. Aujourd'hui, la rue passe du n°4 au n°8. La famille Belliéni, comme d'autres opticiens italiens, s'est installée dans cette rue dès 1793 [13] sous le nom « Schiavetti-Bellieni ».
9 Le magasin de manga « Yumeland » en 2008, 2010 [11] ou 2013. Précédemment, la « Galerie Chris ».
11 Sur des cartes promotionnelles du début du XXe siècle [réf. souhaitée] , la boutique de J. Sauliere au 1er étage, recouvreur et réparateur de parapluies.
13 En 1907, un bazar [Note 6]. D'au moins 2008 et jusqu'en 2020, le magasin de cadeaux « Kaysen ». Coiffeur Daniel Cruz en 2024.
15 En 1907, la papeterie J.N. Collignon et J. Hurlin [Note 6],[5] spécialisée en cartes postales. De 2002 à 2018, la boutique de modélisme « Speedway's ». En 2020, un magasin de vêtements « Monsieur Cam ». Albert Collignon, fils d'Eugène Collignon, nait dans cette maison le 31 juillet 1839. Au début du XXe siècle, son commerce devient la maison Forissier. Le magasin de vêtements « Monsieur Cam » en 2024.
16 Au début du XXe siècle, la boucherie de René Fribourg [5].
17 Le snack « Anatolie » en 2008, 2010 [11] ou 2020.
17 bis Le magasin de confection Eric Bompard en 2008 et 2024.
19 Le magasin de vêtements Cotélac en 2008. Il ferme en 2016 puis c'est le bar et cave à vin « Vinodurum ».
21 Un local à déchet fermé inauguré en février 2025. En 2008 et 2020, la boutique de mode « Les Apsara ». En 2024, « L'opticien ».
23 bis Local vide en 2014 et 2015 puis « Vision plus » en 2016. « Le Parquet » en 2019 et 2020. « Les Comptoirs Thé Café » en 2024.
A l'angle de la rue de Ladoucette en 1920 se trouvait le café-restaurant « André » [14]. Longtemps « Café du Commerce », c'était le « Bar du Marché » dans les années 1950, puis « le Bombardier » au début des années 2000. Il quitte l'emplacement en 2018 [15]. C'est une boutique « Comtesse du Barry » en 2023, depuis 2018.
28/30/32 « Rhum Arrangé Métiss », boutique de liqueurs, en 2024. Le bijoutier joaillier Ehmann en 2018. Il ferme pendant le covid en 2020.
29 En 2010 et 2020, la sandwicherie « Made in France » [11]. Sushi Show en 2024.
31 Boutique située dans le Centre Saint Jacques, « Rousselle Orthopédie » en 2024.
33 Mademoiselle Michel donne à la ville l'immeuble en 1945. Un bâtiment annexe situé dans la cour est détruit.
36 La poissonnerie Nordsee faisait l'angle avec la rue Taison au début du XXe siècle. Dans les années 1950, c'est un vendeur de disques de musiques. En 2008, c'était un magasin de piercing. Le magasin est caractéristique par une fenêtre au deuxième étage orientée dans l'angle du mur, inscrite aux monuments historiques depuis 1930. La boutique de piercing et tatouage Etr'ange en 2010 [11].
38/40 Vers 1918 « Le Point Central » (on y trouve en 2008 et 2020 un magasin « Optical Center »). Maison natale du général Henri-Joseph Paixhans, le 22 janvier 1783. La façade a été transformée au courant du XXe siècle [5].
42 Vers 1918, on trouvait la boutique d'A. Michy. En 2008 et 2014 c'est le boulanger Fort. En 2015 et 2017, le confiseur K & C. En 2020 un restaurant vietnamien « Pho Viet Nam ». Le local est vide en 2024.
44/46/48/48bis En 1997, le magasin « Le Forum », le marchand d'instruments « Europa Musique » en 2011 et 2023 sur la droite, Bierstub sur la gauche en 2020. La quincaillerie Furderer & Cie au début du XXe siècle (sur toute la largeur du grand immeuble, alors sis au 44/46/48/48bis [Note 7] en 1911) [5]. Le magasin « Crozatier Meubles » au 42/44 (numérotation actuelle) en 1976 [Note 8]. Au début du XXe siècle, la « maison Sérot, Jules Weber successeur » au 44/46/48/48bis [2].
En 1947 et 1948, la quincaillerie « anciens établissements Jules Weber » [Note 7], spécialiste du ménage, chauffage et lustrerie.
L'opticien « Hans Anders » déménage vers le Centre Saint-Jacques en 2017 [16].
45 Le restaurant chinois « La Jonque d'Or » en 2008 [17], 2010 [11] ou 2020.
50 Le « Piccadilly » en 1976 [Note 8] . Abandonné en 2018, le magasin laisse apparaître l'ancien nom du Piccadilly sur sa devanture en bois. Magasin abandonné en 2016. « Le Turfu » fin 2016 et jusqu'en janvier 2017. En 2015, le coiffeur « Esprit Coiffeur Tradition ».
51 Un restaurant ouvre dans la Maison des Têtes le 17 novembre 1976 avec le chef Marcel Le Faou. La cuisine est reprise en 1977 par Jean-François Revel, puis le restaurant est repris par Mme Petitmangin dans les années 1980, M. Romain en 1993 et Arnaud Humbert en 1997. De 2003 à 2010 [11] c'est le restaurant chinois « Le Tricotin ». Depuis c'est le « Paradis d'Asie ». L'ancienne Maison des Têtes du 33 remontée en 1976 ici est inscrite en 1929 aux monuments historiques.

52 Le magasin de figurines et de jeux Warhammer « Games Workshop » en 2008, 2010 [11] ou 2017. Il change de nom pour devenir « Warhammer » en 2018.
54/56/58 Le magasin d'objets pour la maison, dont « Pfaff », de Martin Decker & cie en 1982 [Note 9]. « The Phone Service » au 58 en 2020, le magasin de vêtements « Record » au 56. Le 54 est une entrée d'habitation. Une maison du 3e âge est construit dans le bloc compris entre la rue Taison et la Jurue en 1976 [Note 8] et un accès est percé dans la façade avec un porche au 54.
60 La façade sur rue est inscrite aux monuments historiques depuis 1929. Avec des balcons en fer forgé et des sculptures aux fenêtres, entre au moins 2008 et 2020, c'est une boutique d'habillement « Europa Stock ».
63 bis La façade du 63, où se trouve la pharmacie Losson, a été classé aux monuments historiques en 1975, définie dans le document comme la façade du 1 rue de la Chèvre. La pharmacie est présente depuis au moins le début des années 1970 [Note 10].
68 Au début du XXe siècle, la maison Muller, un magasin de cycles fondé en 1859 [5].
70 Dans le magasin à l'angle avec la Jurue, le magasin de mode « Au Bonheur des Dames » à la fin des années 40 [18] ou en 1950 [Note 11]. Le magasin de lunettes « Superlunettes » en 2020.
72 Le bar à vins « Café Mathis » en 2008, 2010 [11] et 2011. La pizzeria « Ciao Bella » en 2013. La pizzeria « Carissimi » en 2014. En 2018, la belle devanture en bois qui datait du Café Mathis est modifiée et repeinte en noire. La pizzeria est toujours là en 2020.
76 « Cinebank », un comptoir de location de DVD en 2008 ou 2010 [11]. Il ferme vers 2011 et son entrée est condamnée mais reste visible encore en 2020 et 2024.
80 Au 80 (Chez des Amis en 2024), le chausseur « Au chat botté » dans les années 1970 [Note 10].
86/88 Sur tout l'îlot, qui fait l'angle avec la place des Paraiges, le magasin « Roche Bobois » déménage de la rue Serpenoise à ce bâtiment en 1981 [19],[Note 12], et reste jusqu'en 2017. Le magasin se déplace ensuite au boulevard de Trèves [20]. Avant, c'était les « Galeries Réunies » ou « Les galeries Pasteur ». On peut le voir dans les années 1970 [Note 10]. Les locaux du 86 sont vides en 2024 et 2025. C'est la Maison Olivier d'Alessandro au 88.
84 Au n°84 au début du XXe siècle, on retrouvait la boutique de chaussures d'A. Becker. D'une date inconnue jusqu'en 2008 c'est « Tolub ». De 2011 à 2018 c'est la boutique « Angle Droit ». Depuis 2019, c'est le concept store « Pop White ».
69 En face du 84, la maison de la veuve Hartmann (au n°69, dans le bloc depuis détruit) vendait de la papeterie et des cartes postales (ainsi que des chaussures ?), mais la rue disposait de nombreux commerces tout du long [6].

Le dernier bloc en bas de la rue (côté place Saint-Louis) a été détruit lors de la création de l'ensemble du Centre Commercial Saint-Jacques. Sur les plans d'époque, on peut voir que son emprise courait environ de l'immeuble de la Pharmacie Losson (au n°63bis en 2022) jusqu'au parvis du Novotel de Metz. Ce pâté de maison était longé par la rue du Change d'un côté et de l'autre par la rue des Bons Enfants et la place Chappé (disparus dans l'ensemble). A coté des établissements Hartmann se trouvait un hôtel café du nom de Paulus au début du XXe siècle [Note 13].
L'architecte de la Cathédrale Saint Étienne de Metz, Pierre Perrat, vivait (aux alentours de 1375) dans une maison à l'angle avec la rue Cour de Ranzières (bâtiment détruit, approximativement au niveau de l'entrée du centre Saint Jacques près de la maison des Têtes en bas de la rue) [5].
On trouve dans cette rue le Smile Kebab en 2010 [11].
A l'angle avec la Rue Taison (au n°1), en 2020 et 2024 c'est l'entrée arrière de la boutique de disques « Discover ». En 1970 [Note 14], au 1er étage, on étend le perruquier et coiffeur « salon dames » tenu par René Maïani déjà présent au RDC. En 1973 c'est le coiffeur pour dames « Au service de l'Elegance » tenu par ce même Maïani.
Références
- ↑ 1,0 et 1,1 (fr) DE BOUTEILLER, E., La guerre de Metz en 1324, Paris : Librairie Firmin-Didot, 1875 (ISBN n/c)
- ↑ 2,0 2,1 et 2,2 (fr) BERRAR Jean-Claude, Memoire En Images : Metz Tome I, Saint-Cyr-sur-Loire : Editions Alan Sutton, 1996 (ISBN 2-84253-028-4)
- ↑ (fr) BASTIEN René, BECKER Albin, Metz mémoire, Saint-Étienne : Edi Loire, 1996 (ISBN 2-84084-041-3)
- ↑ (fr) WAGNER Sébastien, Dictionnaire historique des rues de Metz, Metz : Editions Serpenoise, 2009 (ISBN 978-2876927919)
- ↑ 5,0 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 et 5,7 (fr) BERRAR Jean-Claude, C'était Metz, Strasbourg : Editions du Quotidien, 2015 (ISBN 978-2371640351)
- ↑ 6,0 et 6,1 (fr) BARBIAN Fabrice, FLAYEUX Isabelle, Metz d'antan, Metz : Hervé Chopin éditions, 2011 (ISBN 978-2357200784)
- ↑ (fr) METZ, « Piétonnisation En Fournirue » sur metz.fr (consulté le 2 août 2025)
- ↑ (fr) LAGRANGE Lisa, « Circulation : En-Fournirue est désormais fermée en permanence » sur Républicain Lorrain (consulté le 1er août 2025)
- ↑ (fr) MARTIN Jean, Metz histoire & architecture, Metz : Editions Serpenoise, 1995 (ISBN 2876922231)
- ↑ 10,0 et 10,1 (fr) KILLE Céline, « A Metz, la Maison des têtes ouvre un étage... et un pan de son histoire ! » sur Républicain Lorrain (consulté le 8 septembre 2024)
- ↑ 11,00 11,01 11,02 11,03 11,04 11,05 11,06 11,07 11,08 11,09 et 11,10 (fr) XAVIER, Le Graouilly 2010-11, Metz : Ville de Metz, 2010 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) ACADÉMIE NATIONALE DE METZ, Mémoires de l'Académie Nationale de Metz, Metz : Imp. spéciale des voix lorraines, 1850 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) AURORA Blaise, « Maison Bellieni » sur image-est.fr (consulté le 14 juillet 2023)
- ↑ (fr) BUCCIARELLI Maxime, Metz, un siècle de commerces, Vaux : Serge Domini Editeur, 2007 (ISBN 978-2-912645-98-2)
- ↑ (fr) BELIN Catherine, « A Metz, le bar le Bombardier décolle définitivement » sur Républicain Lorrain (consulté le 22 janvier 2023)
- ↑ (fr) REPUBLICAIN LORRAIN, « Commerces : les ouvertures... et les fermetures à Metz » sur republicain-lorrain.fr (consulté le 22 mars 2025)
- ↑ (fr) METZ MAGAZINE, Les restaurants Messins (sic.), Metz : Metz Magazine 331, 2008 (ISBN n/c)
- ↑ (fr) FAUVEL Christian, STEINMETZ Emmanuel, Metz Nostalgie 1945 - 1975, Metz : Editions des Paraiges, 2018 (ISBN 978-2-37535-088-1)
- ↑ (fr) GOLINI Maury, « PHOTOS. Metz et Roche Bobois, une longue histoire ! » sur Républicain Lorrain (consulté le 12 septembre 2024)
- ↑ (fr) CHERY Marie-Odile, « Metz : Roche Bobois s’installe boulevard de Trèves » sur Républicain Lorrain (consulté le 12 septembre 2024)
Notes
- ↑ Voir les archives des délibérations du conseil municipal en 1919 sur les Archives municipales.
- ↑ Voir le plan de situation de 1955.
- ↑ Voir le permis de construire 2PC3548 des archives municipales.
- ↑ Photographies du début du XXe siècle. Voir notamment page 16 de l'ouvrage suivant :(fr) BERRAR Jean-Claude, Metz au début du XXe siècle, Metz : Editions Serpenoise, 2006 (ISBN 978-2876927513)
- ↑ Photographies du début du XXe siècle. Voir notamment page 10 de l'ouvrage suivant : (fr) BARBIAN Fabrice, FLAYEUX Isabelle, Metz d'antan, Metz : Hervé Chopin éditions, 2011 (ISBN 978-2357200784)
- ↑ 6,0 et 6,1 Voir la photo de 1907.
- ↑ 7,0 et 7,1 Voir le permis de construire 2PC3623 des archives municipales.
- ↑ 8,0 8,1 et 8,2 Voir l'image 2PC13663 des archives municipales.
- ↑ Voir cette image.
- ↑ 10,0 10,1 et 10,2 Voir l'image suivante.
- ↑ Voir l'image référencée sous la cote 1Fi150 aux Archives Municipales de Metz.
- ↑ Voir l'image référencée sous la cote 1Fi525 aux Archives Municipales de Metz.
- ↑ Cartes postales parues dans le livre Metz d'antan, référence par ailleurs sur cette page.
- ↑ Voir l'image 2PC13650 des archives municipales.
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